lun.

17

août

2009

Première frontière..

Grand jour aujourd'hui: on passe la frontière et on retrouve Samuel!!
Un bon petit déjeuner avec jus d'orange pressé, sans doute le dernier avant longtemps.. On remballe la tente, on vérifie les niveaux.. Merde! Y'a plus d'huile !! Depuis combien de temps ? En tout cas, on ne peut pas prendre la route comme ça.. Il nous reste 3 litres d'huile, mais c'est pas suffisant.. Omar vient à noter secours et fait le tour de ses connaissance pour trouver un litre d'huile. Grand merci Omar !! Il y a un mécano à la station, on en profite pour vérifier les pneus, pour souffler le filtre à air qui est gavé de sable (la tempête d'hier), et pour passer un coup sur le pare-brise. Une équipe de choc! Merci à tout le monde!

Il est 10h00, on repart vers le sud le cœur léger.


La frontière marocaine. Il y a trois étapes: la police, la gendarmerie et la douane. On y passera trois heures.. Mais on ne dépensera pas un centime. À la sortie, il n'y a rien: pas de goudron, un début de piste... On préfère attendre quelqu'un qui connaît pour faire la piste ensemble. Des « guides » nous proposent de nous accompagner moyennant 1000Dh!!.. Une famille marocaine qui a l'habitude de faire cette route fait le convoi avec nous. Ils sont en 4X4, derrière nous une petite voiture, on est bien entourés! Ça y est, on est « nulle-part »! Ni au Maroc, ni en Mauritanie.. Un morceau de terre sans président, sans règles, sans lois... Certains y verront une terre de liberté, d'autre d'insécurité.

En tout cas, il y a du monde ici. Des carcasses de voitures un peu partout font office de maison, on comprendra plus tard que la plupart de ceux qui sont ici essayent de dévier les véhicules qui n'ont pas pris de guide en posant des caisses au milieu de la route, et en prenant d'autres pistes en faisant signe. Le but de la manœuvre est de réussir à ensabler les visiteurs, pour ensuite les dépanner et demander de l'argent.. Malin! Je me concentre sur la conduite, ça serait vraiment trop con de rester bloqué ici.. Heureusement notre convoi connait tout, et on arrive rapidement à la frontière mauritanienne (4km.. Mais on peut facilement en faire 20km si on ne connait pas!)
Ici, c'est la même chose en un peu plus anarchiste: le premier homme en uniforme prend les passeports et nous demande de l'argent... ça doit être ici les 100Dh, on lui donne et on passe. Ensuite les gendarmes, la douane, l‘assurance.. Ça y est, mon assurance française ne me couvre plus ici. Ça va on s'en sort bien, trois heures en tout pour passer les deux frontières et 100Dh, pas mal.. c'est reparti!


Ça y est, on est en Mauritanie. Il y a plus de sable qu'au Maroc, d'ailleurs, le vent souffle toujours très fort, c‘est toujours la tempête. On découvre des petites « cabanes » de bois, des maisons. Mais tout semble vide.. Est-ce que c'est abandonné, est-ce que c'est l'heure ?? On croise la voie ferrée qui part vers Nouadhibou. Premier poste de douane. On dérange le douanier pendant la sieste: il vient en grommelant pour nous ouvrir la barrière.. Il porte le turban, on ne voit que ses yeux. Mauritanie signifie « la terre des hommes couverts », ceux qui portent le turban. On poursuit la route. À environ 50km, nouveau poste. Cette fois-ci, le douanier est bien réveillé et nous demande les passeports, la carte-grise, l'assurance, et "l'engagement" . Le quoi ? « L'engagement, le papier qu'on vous a donné à la douane pour le véhicule, qui certifie que vous repartez avec votre véhicule! ». Merde, on n'a pas ça.. On essaye de négocier si on peut faire ce papier ailleurs qu'à la douane.. Impossible, demi-tour.. On retourne chercher « l'engagement » à la frontière.. C'est 100Dh.. En fait, c'est là les 100Dh, le premier qui nous a demandé l'argent l'a mis directement dans la poche!! Bon, allez, c'est reparti, je connais la route maintenant! Il est déjà tard, et on a encore beaucoup de route avant Nouakchott.

 

Alors autant au Maroc on a croisé beaucoup de villes-nouvelles qui ne sont même pas indiquées sur la carte, autant ici c'est le contraire: il y a des villes inscrites sur la carte qui n'existent pas.. C'est difficile de conduire: la route est belle, mais la tempête de sable fatigue : il faut être vigilant, on y voit pas beaucoup... de temps en temps on se retrouve avec beaucoup de sable sur la route, il faut être prudent. Ça me donne vraiment l'impression de neige, de congères... Ouf, c'est fatiguant, on avance pas vite.. Une station total au milieu de rien! C'est la tombée du jour, l'heure de la prière, il y a beaucoup de monde, on fait une pause. Un coca et c'est reparti. Rachid propose qu'on s'arrête pour passer la nuit et repartir demain matin, moi je veux continuer: Samuel nous attends depuis trop longtemps ! dix jours ! Je vais rouler encore deux heures, mais c'est trop dur et ça devient dangereux. Je baisse les armes, on repartira demain matin, j'ai trop besoin de dormir.
Je m'effondre sur le siège arrière, de toutes façons, impossible de mettre la tente dehors avec ce vent.

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Commentaires: 1

  • #1

    omar abounachit de station (lundi, 21 septembre 2009 22:22)

    salut ci magnifique ce que ta ecrir et suis je shoutte que on ce revoi une autres foix et et salut de ma par à rachid

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