mar.

18

août

2009

Retrouvailles !

Je me réveille à 9h00.. Ah bravo! J'en avais tellement besoin ! Rachid n'a pas beaucoup dormi, il parait qu'il y a des gens qui sont passés, des trafiquants à priori.. Moi j'ai bien dormi en tout cas! Ce matin, c'est calme, le vent s'est arrêté. On est à côté d'une grande antenne-relais. Le gardien vient à notre rencontre. On partage le thé avec lui et sa famille, et d'autres automobilistes en panne à côté de nous, qui se sont arrêtés ici pendant la nuit. Décidément, j'en ai loupé des choses! On passe un bon moment ensemble. L'homme m'apprend comment nouer mon turban sur la tête. Chaque groupe a sa technique et ses habitudes... C'est très identitaire. Du sable, des dromadaires, le cliché du désert est là!

Allez, on reprend le bitume. Sur la route, des tractopelles désensablent... C'est sûr, c'est plus lourd que la neige! On accueille un auto-stoppeur à bord. Au début, il n'est pas très loquace, et puis, an fur et à mesure il nous raconte sa vie, il nous parle de Kaedi et de la région dont il est originaire, je me renseigne sur l'hôpital (un projet de Fabrizio Carola), qu'il est prévu d'aller voir. Il est pêcheur, et regrette de ne pouvoir nous accompagner à travers son pays, il nous conseille pour la route. Quelques barrages police et douane plus tard, on arrive à Nouakchott. A l'entrée de la ville, on doit s'acquitter d'une vignette à 2000Ouguiyas pour l'amélioration des équipements autoroutiers de la ville (feus de signalisation, panneaux stop, bitume... J'espère qu'ils vont vraiment le faire, la ville en a beaucoup besoin!!). Arrivée à Nouakchott... on arrive dans le quartier ‘le cinquième'. Ici, il n'y a plus de bitume, la circulation, c'est la loi du plus fort; on se retrouve dans un quartier ‘africain', je veux dire d'afrique noire pour la première fois au cours de ce voyage. Ça fait du bien!! On s'arrête pour appeler Samuel pour savoir où il est!.. J'ai pas bien compris ce qu'il m'a dit, et on mettra un peu de temps à se retrouver.. Mais enfin, ça y est, à quelques mètres devant moi, adossé à un grand panneau publicitaire, je reconnais sa silhouette-'moundang', il est là!! Samuel ! Enfin!
Notre autostopeur nous salue et nous quitte discrètement...
Samuel prend le volant pour nous mener chez Ibou, là où il loge depuis maintenant 10 jours, en nous attendant.
Ouf! Ça fait du bien! J'ai attendu cette étape depuis si longtemps, Nouakchott, Samuel.
On parle, on parle, on parle... On se raconte nos aventures respectives pour arriver ici.. En tout cas, on est bien contents de se retrouver! On se prend une bonne douche, Rachid nous prépare de délicieuses salades.. Il est déjà 16h00 et on a encore des papiers à faire, c'est parti. « Cartoon », un associé de Ibou devenu ami de Samuel, nous accompagne.. J'adore ses « biffe à droite, biffe à gauche » pour nous guider. Ambassade du Mali: Il n'y a que moi qui ai besoin de visa, 6500UYA. L'ambassade est déjà fermée, mais ils font 'une entorse', le consul est encore là, ‘c'est parce que c'est nous'! En tout cas, c'est agréable! On gagne une journée. Ensuite, direction l'ambassade du Sénégal: en effet, Ibou est actuellement au Sénégal et nous attend.. On va voir si c'est possible d'y aller... Ce coup-ci, il y a juste Samuel qui a besoin de visa. Il paraît qu'un jour un grand commissaire camerounais s'est fâché avec un homme important du Sénégal, et que depuis le Sénégal a instauré un visa obligatoire pour tous les camerounais... Pour Samuel, après un rapide coup d'œil sur le passeport, il apparait qu'il doit faire viser son visa pour la Mauritanie avant de venir faire celui pour le Sénégal... ça se complique tout ça. On va à la sureté nationale pour faire ça.. Fermé, il faudra revenir demain.. Bon, on appelle Ibou, il nous incite à venir directement, il connait des gens à la frontière qui pourront nous aider.. Bon, en tout cas, on dort ici ce soir. Qu'est-ce qu'il nous reste à faire? Chercher des moustiquaires! Ça y est, on arrive en zone humide avec les moustiques, le palu et tout ce qui va avec.. On fait un saut au marché, on ne résiste pas à la tentation de goûter aux premières mangues.. Délicieuses!

 

Puis direction la mer.. Depuis 10 jours que Samuel est ici, il n'a pas été voir la mer.. Il ne l'a jamais vu de sa vie! C'est parti! On arrive dans un petit port de pêche traditionnelle. Les poissons se vendent à la criée, derrière, les grandes barques des pêcheurs s'alignent face... à la mer et au soleil couchant. Magnifique.

On se retrouve comme des gamins à s'arroser, pour se retrouver archi-trempés, tout habillés.. Ça fait du bien!
On se trouve un bon poisson sur le marché: un mulet. On le fait braiser façon mauritanienne: dans le sable, recouvert de braises.. Délicieux! En attendant que le poisson soit à point, on va piquer une tête dans la mer.. Les étoiles s'allument dans le ciel, il fait bon, merci !

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