sam.

28

févr.

2009

Village dAghbalou, vallée de l'Ourika

Le ciel est couvert, il ne fait pas chaud, mais on y va quand même, c'est parti !
Il y a Khadija qui nous accompagne, son fils Jalil, deux amies de Khadija, un enfant, David et Hélène.
C'est parti pour la vallée de l'Ourika, magnifique petite vallée de l'Atlas, au Sud de Marrakech, à une trentaine de kilomètre. La conduite à Marrakech n'est pas facile, il faut slalomer entre les vélos, les mobylettes, les charrettes, les ânes, les voitures, les piétons... La règle ici, c'est le plus fort qui passe en premier, les autres n'ont qu'à bien se tenir..
Sortis de Marrakech, ça va mieux. Je laisse le volant à Khadija, qui est toute contente de conduire le camion. Il y a peu de femmes qui conduisent ici..
On arrive au village "Ourika", on dépose Khadija et ses amies qui vont visiter une maison à acheter. On poursuit la route vers la montagne avec Jalil. Jalil a 13 ans, il est en 4ème. Ici, on compte "à l'envers" par rapport à chez nous. La terminale correspond à la 6ème, la première à la 5ème, etc...

On découvre les villages Berbères, faits de terre et de pierres... C'est beau ! Le long de la route, les tapis berbères décorent les villages, les sculptures de terre s'étalent devant les maisons. Au fond de la vallée, coule un Oued, il y a beaucoup d'eau. De nombreux arbres sont en fleurs. Si j'ai bien compris, il y a des amandes, des pommes, des figuiers... Les ressources du Maroc sont surtout alimentaires, il produit énormément de fruits, de légumes, et exportent beaucoup vers l'Europe. Cette activité représente la première ressource monétaire du pays; la seconde étant sans doute le tourisme.

 

On arrive au village d'Aghbalou, là où "Les Papillons" ont séjourné. Olivier m'a beaucoup parlé d'un immense hôtel de luxe, en béton, accroché à la montagne qui a été transformé en école pour les enfants des villages alentours. Je découvre le projet. L'école est fermée, c'est les vacances, la construction est impressionnante. Aucun touriste n'aura mis les pieds dans cet hôtel.. C'est le gouvernement qui l'a racheté et c'est l'association "Avenir Toubkal" qui s'occupe des cours. C'est immense. Ici, on apprends pas simplement à lire, à écrire et à compter, on apprends aussi des métiers, comme couturières...
Mais il n'y a personne dans l'école, tant pis.


On profite de la terrasse pour "croquer" le village accroché à la montagne, un peu plus haut.

Mohamed arrive (c'est pratique, le Maroc, si tu ne te souviens plus du prénom de quelqu'un, tu peux tenter Mohamed, tu as une chance sur deux!). C'est le gardien des lieux. Il nous demande ce que l'on fait. Je lui explique qui je suis, le projet des Papillons en 2003 (ou pas loin..). Un grand sourire se dessine sur son visage. Oui, il se souvient bien des Papillons, de Sylvain, Charlène, Maël, Pedros... C'était un très bon moment pout lui !


Alors je donne des nouvelles; on discute autour d'un thé et de délicieux biscuits que Mohamed a fait lui-même... Je regrette de ne pas avoir emmené les albums des Papillons pour en laisser ici.. Je me dis que de retour à Marrakech, je ferai le nécessaire..
C'est toujours étrange d'avoir entendu parler d'un lieu, de l'avoir imaginé, et d'y aller plusieurs années plus tard...
Mais il se fait tard, Mohamed nous fait visiter les locaux... rapidement, "à la japonaise"...

et on reprend la route vers Marrakech. Il pleut.
On s'est donné une règle pour la route en Afrique: ne pas conduire de nuit, trop dangereux.. Avec tous les véhicules qui n'ont pas de lumière... Il faut donc partir vite! Khadija nous retrouve sur la route, avec de nouveaux voyageurs, on rentre "à la maison"!


Le soir, comme la veille, on se fait un "point" entre nous trois. Un genre de bilan où chacun dit ce qu'il a aimé, ce qu'il n'a pas aimé dans la journée... Je me dis que c'est la seule façon d'avancer, pour que chacun trouve sa place au sein du groupe. Pas toujours facile de vivre ensemble! Ces réunions sont difficiles, on va de reproches en reproches, et je ne vois pas grand chose de constructif dans tout ça. Ca fait partie du voyage...
Ca fait maintenant plusieurs jours que ça ne colle pas ente nous trois. David n'est pas bien, et il décide de rentrer en France.
Le voyage va donc changer de forme...

Au fond, je me dis que c'est mieux ainsi, sans doute qu'il y pensait depuis plusieurs jours déjà.. Si il n'est pas bien ici, c'est mieux qu'il retourne en France, pour lui, et pour nous. On verra bien pour la suite du projet. Le bien-être de chacun prime sur tout le reste. C'est triste ici ce soir, il pleut sur Marrakech..

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