jeu.
13
août
2009
Jusqu'aux portes du désert
Petit déjeuner royal: thé, pain, confiture, huile d'argan (c'est la région ici), huile d'olive et miel ! Moustapha est cuisinier, il aime les bonnes choses et ça se voit à sa table !
Merci, merci, merci Moustapha, vivement qu'on revienne pour te raconter notre voyage !
On reprends la route vers Agadir.
Brouillard et virages sont au rendez-vous.. On avance pas bien vite.. À mi-chemin on prend un auto-stoppeur qui va vers Agadir, c'est parti
! Arrêt bananes obligé: du côté d'Agadir il y a des bananeraies dans les vallées. Des petites bananes sucrées, succulentes. On achète un régime de bananes vertes pour la route. On
pense déjà au désert ! Le commerçant nous confirme qu'elles muriront au fur et à mesure..
On retrouve les plages de sable fin sans personne. On ne résiste pas à la tentation d'aller piquer une tête.. Deux-trois passes de volley avec Hussein, notre auto-stopeur, et c'est reparti pour la ville. Hussein travaille à Agadir, dans un hamam. Il n'est pas pressé et est content de nous accompagner. Agadir, enfin ! La ville balnéaire du Maroc. Y parait qu'il y a un micro-climat ici, qu'il fait toujours bon vivre, que l'eau est toujours bonne... J'y suis allée en mai, et l'eau était plutôt fraîche.. Et, il y a quelques jours madame météo annonçait 48°C à Agadir.. Bon, en tout cas, on s'arrête un peu; on fait le tour des commerçants, on vend quelques tableaux, on s'offre un casse-dalle et c'est reparti vers le sud.
Fin d'après-midi on arrive à Tiznit, on fait le plein. Ça y est, pour moi j'arrive aux limites de ce que je connais, je suis aux portes du désert.. On continue la route, vers Goulmine. La route est splendide, on traverse quelques montagnes au coucher du soleil. Les couleurs sont magnifiques, la terre, la végétation, les constructions...
Il fait frais, il fait bon, on est bien. Après les montagnes, on plonge vers une grande plaine désertique bordée de part et d'autre par des chaines de montagnes. Ça y est, on commence à ressentir le désert, c'est tellement Bo!
On poursuit la route. 20h00, Goulmine, il fait nuit, il faut qu'on trouve un coin où dormir. Quelques emplettes en ville, on demande aux gens où on peut passer la nuit. Il y a quelques bosquets d'arbres qui devraient faire notre affaire pour la nuit à la sortie de la ville. On va tenter notre chance. Notre première tentative est un échec: on se retrouve devant une caserne militaire. Ici, dans la région, sans les militaires il ne resterait plus beaucoup de monde !
Finalement on va s'installer à côté d'une grande tente sous laquelle quelques hommes vendent des melons et des pastèques aux automobilistes.
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On partage un bon thé et un melon, ça fait du bien de se poser, je vais dormir directement, j'en peux plus..
