sam.

15

août

2009

La route vers Dakhla

Réveil à 9h00, bon, ça va, j'avais peur de lever la paupière à midi !!
Bon, je vais sur internet, il est plus que temps d'envoyer une news-letter pour informer du voyage ! Répondre à quelques mails.. Dur dur la connexion, c'est stressant..
Pendant ce temps Rachid va faire les courses avec Mohamed, des légumes, des plaques de désensablage... On finira bien par en trouver quand même !! Ben non, on partira sans finalement. 14h00, il est temps de reprendre la route, on doit être à Dakhla ce soir quand même!
On ne partira pas sans quelques cadeaux pour la route: un grand boubou bleu pour Rachid et une robe marocaine pour moi !! Ça fait trop plaisir !

 

 

On promet de revenir pour raconter notre périple. On est un peu tristes de quitter Mohamed et Fatima, mais on a de la route !!

 

En quittant Laayoune c'est la tempête! Le vent dévie le camion, Aïe aïe aïe, j'espère que toute la route ne sera pas comme ça, ça va être difficile ! En plus on y voit pas grand-chose avec le sable qui file sur la route.. Finalement le route tourne un peu, le vent se calme, ça va aller !
On croise des villages. C'est marrant de lire sur la carte une grande ville et de se retrouver face à trois maisons... L'activité industrielle du coin ? Mettre des sardines en boîte !

 

Ici le Maroc investit en tout cas !! Le Sahara occidental.. Comme le statut de ce morceau de terre est revendiqué, le Maroc investit beaucoup pour bien marquer son territoire! D'ailleurs, les villes ici son magnifiques! En plein désert, surgies au milieu de nulle part, les avenues sont propres et agréables, les rues sont plantées, la nourriture et l'essence sont détaxés, les marocains qui désirent s'installer ici n'ont qu'à aller demander les clefs d'un appartement tout neuf ou d'une maison. L'état donne.. Pour inciter sa population à venir viabiliser ces terres désertiques mais stratégiques. On croise des villes nouvelles, jolies et bien construites (par rapport à d'autres projets catastrophiques que j'ai pu voir ailleurs au Maroc!!) sans aucun habitant pour l'instant, de temps en temps, de part et d'autre de la route.. C'est surprenant! D'ailleurs, bien souvent, on voit des grands panneaux publicitaires qui annoncent « camping, restaurant, hôtel, carburant... » mais il n'y a rien encore, juste le panneau!!
D'ailleurs, pour construire les nouveaux quartiers, ils commencent par faire le réseau des poteaux électriques..

Je me demande comment ils arrivent à fournir de l'eau douce à toutes ces futures villes!! Ils doivent user de beaucoup d'énergie pour dessaler l'eau de mer, je ne vois pas d'autre solution...

On cherche du regard un village de pêcheur: le goût du poisson grillé dégusté avec Youssef à côté de Safi nous donne encore envie, on ne sait jamais. On croise un campement militaire qui nous indique un petit village juste à côté (~100km plus loin..). On va y faire un saut. C'est magnifique, le petit village de pêcheur se trouve en contre-bas de la falaise côtière.

 

Il y a la mer, une grande plage de sable blanc en demi-cercle en bas de la falaise sur laquelle les pêcheurs sont venus construire quelques baraques, les barques échouées à proximité.. Il y a plein de vie ici, les pêcheurs débarquent le poisson dans des grandes caisses transportées par des tracteurs en haut de la falaise. Là, il y a un marché au poisson. Mais réservé aux industriels.. Pas pour nous qui voulons deux malheureux poissons.. Les poissons sont congelés et sitôt envoyés vers les usines à poissons.. En tout cas, ici, ils sont biens frais !! Nos estomacs se réveillent! Un des responsables nous explique que c'est pas possible d'acheter seulement 3 ou 4 poissons, on est déçus.. Il nous demande de sortir et de l'attendre près de notre camion. Il arrive avec 4 gros poissons magnifiques et nous les offre !! C'est beaucoup pour nous, on trouvera sans doute du monde pour partager tout ça ! En tout cas, on est trop contents! Merci !

On reprend la route vers Dakhla, on est pas encore arrivés!
On arrivera tard dans la nuit sur un site nommé « le 25 ».. D'autres véhicules sont là, on demande à nos voisins si on peut s'installer; c'est un lieu « free ». On sent qu'on est juste à côté de la mer, mais on ne voit rien. En marchant sur le sable, on découvre des milliers de crabes qui se bousculent. Difficile de na pas marcher dessus... J'aime pas trop ça..

On installe la tente vite-fait, moi je me dis que c'est un peu utopique d'espérer manger du poisson braisé ce soir.. On a pas de charbon, aux alentours, le premier arbre doit être au moins à 1000km.. Et puis, je suis épuisée. Rachid sort pour faire un tour.

Il me réveille deux heures plus tard avec des poissons braisés à point ! Il est incroyable, quelques fois je me demande s'il n'est pas un peu magicien..

 

écrire commentaire

Commentaires: 0

  • loading