dim.
06
sept.
2009
Inondations chez les Dogons!
Réveil brutal ce matin: c’est une pluie torrentielle qui nous déloge! Heureusement, on peut s’abriter dans l’école, coup de chance! En moins de deux la cour est une marre, l’eau monte vite, des torrents apparaissent un peu partout.. Impressionnant! À côté, la cascade est devenue cinq cascades… des centaines de mètres cube d’eau drainée par le plateau viennent se déverser dans la plaine.. Il est 6h00 du matin, on sent bien qu’on ne va pas partir de suite. Amadou arrive tout trempé de Endé, il s’est fait surprendre par la pluie en chemin. A peine arrivé, il s’endort sous les couvertures, pour sûr, ça n’est pas tout de suite qu’on va visiter les alentours.
Vers 9h30, la pluie s’arrête, mais le sol est gorgé d’eau, il y a encore des grosses rivières qui coupent les chemins, il faut encore attendre. Rachid s’aventure pour faire un tour, il manque de se faire ensevelir pas des sables mouvants.. Et revient attendre sagement au campement. Vers 10h00, c’est plus calme, on décide d’aller faire un tour. On commence par visiter le village dans la falaise. Incroyable.
C’est dur à décrire, et même à vivre, c’est dur d’y croire tellement c’est beau et impressionnant. C’est ce site qui me marque le plus depuis le début du voyage. En fait, cette
partie du village dans la falaise est maintenant inhabitée. Aujourd’hui le « nouveau village » s’étale au pied de la falaise, à proximité. C’est splendide. Notre guide nous raconte la
vie au village, l’organisation de la société, les animaux mythiques et leurs significations.. En bas, on remarque la mosquée, bien travaillée, au cœur du nouveau village. On descend pour la voir
de plus près, et visiter le nouveau village. Dans notre dos, en toile de fond, la falaise. Ici, il y a vraiment un monde vertical et un monde horizontal..
et la magnifique petite mosquée de Endé...
On va faire un tour du côté de la cascade qui est encore très impressionnante après les pluies, puis, en fin de matinée, on prend congé du village pour
reprendre la route, qui à priori ne sera pas facile! Les pluies ont coupé la piste à plusieurs endroits « on vous aura prévenus! ».. Ok, on verra bien!
Là, les garçons forment une équipe de choc! Samuel manie le volant avec dextérité; il maîtrise le gabarit au centimètre près!, et Rachid sonde les passages sous les eaux pour
voir l’état du sol et la profondeur… Moi? Je reste dans le camion en serrant les fesses.. Et ça marche! On est passés!
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De retour à Kani-Kombolé, là, il y a un mayo (= rivière) qui est encore bien trop haut pour passer; de part et d’autres plusieurs véhicules attendent.. D’ici 1h ou 2, peut-être.. On en profite pour aller manger un peu à l’écart, tranquilles. 2h plus tard, on peut passer le mayo, le niveau de l’eau est bien descendu! C’est parti, direction Koro. On a quitté le goudron, c’est de la piste tout du long, grâce à l’eau on devine facilement les trous (ben oui, il faut toujours voir les avantages!), mais on avance pas bien vite quand même. La nuit tombe en arrivant à Koro.
Soudain un grand « Bing »!! Sous le moteur.. Merde! Ouf, ça va, c’est juste le carter de la boîte de vitesse qui est tombé. Un fil de fer fait parfaitement l’affaire. Le ciel est encore très menaçant, on va sans doute reprendre la pluie ce soir.. Il faut qu’on trouve une solution pour dormir au sec ce soir, le sol est gorgé d’eau, impossible de planter les tentes. Je me renseigne pour voir si il y a une mission catholique ici. En effet, il y a une procure, on va demander au catéchiste si il y aurait un petit coin au sec pour nous… Il nous ouvre une pièce au sec avec plaisir! On est trop heureux de se retrouver là alors que l’orage gronde dehors! On dort près de la crèche et du petit jésus qui attendent sagement noël prochain; on a de bons gardiens!
